OBSERVATOIRE NATIONAL DE L’ EMPLOI ET DE LA FORMATION

Présentation du Système de Gestion Environnementale et Sociale

Le Projet d’appui à l’emploi des jeunes et développement des compétences en milieu rural (PADEJ-MR) est issu d’une collaboration entre la Banque Africaine de Développement (BAD) et le Gouvernement du Burkina Faso. Il est placé sous la tutelle du Ministère des sports, de la jeunesse et de l’emploi (MSJE) et couvre quatre régions à savoir la Boucle du Mouhoun, le Centre-nord, le Centre-ouest, le Nord pour la période 2019-2025.

Pour la mise en œuvre des activités, des conventions ont été signées avec des partenaires d’exécution dont le Fonds Burkinabè de Développement Economique et Social (FBDES) en charge de gérer le mécanisme de financement des jeunes incubés, à travers un « Fonds d’amorçage » doté d’un montant de 1 milliard de F. CFA ».

Conformément aux directives de de la Banque, le projet a été classé à la Catégorie 4 (FI B), l’Intermédiaire Financier (IF) chargé de la gestion du Fonds d’amorçage est tenu d’appliquer les Sauvegardes Opérationnelles (SO) et les procédures équivalentes de la Banque aux sous-projets à financer et de se conformer aux exigences environnementales et sociales nationales.

C’est dans ce cadre qu’un Système de Gestion Environnementale et Sociale (SGES) applicable aux sous-projets qui seront soutenus par le Fonds d’amorçage a été élaboré.

 

La question de l’emploi chez les jeunes est un sujet aujourd’hui très sensible pour notre gouvernement. Les résultats du Recensement général de la population et de l’habitation montrent que le taux d’inactivité est de 57,9% chez les jeunes de 15-24 ans. Aussi, le taux de chômage chez les jeunes âgés de 15 à 35 ans (9,5%)[1], frange importante de la population, ne fait que s’amplifier. Ce phénomène ne fait que s’accroître et chaque année de nombreux jeunes viennent inonder un marché du travail déjà très saturé.   

Obtenir un emploi pour ceux-ci relève désormais d’un parcours du combattant. Le gouvernement essaie chaque année d’offrir des postes dans l’administration publique à travers les concours directs de la fonction publique. Pour ces concours les postes à pourvoir varie en fonction de l’année. N’ayant pas d’alternative, des milliers de jeunes, majoritairement des diplômés sans activité, candidatent à ces concours dans l’espoir de décrocher un emploi. Cependant, le constat est clair : le nombre de postes proposés dans la fonction publique est dérisoire comparé au nombre de jeunes diplômés cherchant un emploi. La situation est tout aussi difficile dans le secteur privé où la crise économique ne permet pas des recrutements massifs.

Les jeunes, n’ayant pas eu la possibilité d’intégrer ni la fonction publique ni le secteur privé, sont obligés d’exercer des emplois précaires en attendant les prochains recrutements. Quant aux jeunes non scolarisés, ceux-ci se tournent vers le secteur informel mais, faute d’accompagnement, ils peinent à stabiliser leurs activités.

Les questions que l’on doit se poser sont : le gouvernement peut-il à lui seul résorber le chômage chez les jeunes ? Il appartient donc de mettre à leur disposition une panoplie d’informations à même de les orienter à la recherche d’emploi.

Ce faisant, l’Observatoire National de l’Emploi et de la Formation (ONEF) conformément à sa mission principale de collecte et de traitement de l’information sur l’emploi et la formation en vue de les mettre à la disposition du public et des décideurs, produit et publie chaque année des statistiques sur l’emploi et la formation professionnelle. Ce sont des productions dont le but ultime consiste à rendre disponibles des informations statistiques à l’échelle nationale sur la dynamique du marché du travail.

Ainsi, l’ONEF a réalisé cette étude sur les professions les plus demandées durant les cinq dernières années à savoir de 2019-2023.

La réalisation de cette étude s’inscrit dans une logique d’orientation des stratégies nationales en matière d’emploi et de formation. La production de ce document vise à rendre plus visible et accessible les informations sur le marché du travail. Elle permet ainsi, notamment, aux demandeurs d’emploi d’identifier les profils d’emplois, les exigences des employeurs, etc. et donc de se positionner sur le marché du travail selon son niveau de qualification, ses aptitudes, compétences et expériences mais aussi d’orienter les acteurs de formation sur les types d’emplois recherchés.