TUUM-BAOOBO « Formation professionnelle de qualité pour un emploi et un entrepreneuriat inclusif dans le secteur de l’élevage au profit des jeunes et des femmes burkinabè »
AID 013244/08/3
APPEL A MANIFESTATION D’INTERET RELATIF A LA FORMALISATION D’UNE PLATEFORME DE COORDINATION ET DE DIALOGUE PUBLIC-PRIVE SUR LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET L’EMPLOI DANS LES COMMUNES
DU GRAND OUAGA ET DE ZINIARE.
Date limite de soumission de la demande complète : Vendredi 17 avril 2026, à 12h00mn (date et heure du Burkina Faso)
- Contexte
Le projet TUUM BAOOBO (AID 013244/08/3), financé par l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement (AICS), est mis en oeuvre par l’ONG italienne TAMAT, en qualité de chef de file, en partenariat avec WeWorld, et des acteurs de mise en oeuvre tel que l’Agence Nationale pour l’Emploi (ANPE), l’École Nationale de l’Élevage et de la Santé Animale (ENESA), le Centre d’Évaluation et de Formation Professionnelle de Ouagadougou (CEFPO), le Centre de Formation Professionnelle de Référence de Ziniaré (CFPR-Z), l’Association des Faîtières des Filières Animales du Burkina Faso (AFA-BF), l’Association Manegdbzanga (AM), l’Association Action pour un Monde Meilleur (AMM) et Solidarité Mondiale pour le Développement (SMD).
Le projet TUUM-BAOOBO s’inscrit dans une logique de consolidation des résultats des projets et programmes développés par le gouvernement burkinabè dans les Régions du Kadiogo et de Oubri, avec une attention particulière portée à l’inclusion du genre et des personnes en situation de handicap. A cet effet, le projet poursuit les objectifs suivants :
- OG : Encourager un emploi plein et productif, un travail décent et une croissance économique inclusive et durable pour tous au Burkina Faso.
- OS : Renforcer la formation professionnelle, le soutien à l’emploi et le développement de micro-entreprises dans la filière de l’élevage durable.
Les résultats attendus sont alignés sur ces objectifs :
- R1 : Qualité de la formation professionnelle plus inclusive et mieux adaptée au mismatch (inadéquation) entre les compétences des travailleurs et les besoins du marché du travail améliorée.
- R2 : Parcours de formation technique, professionnelle et on the job (Apprendre en pratiquant) inclusifs pour le secteur de l’élevage durable renforcés.
- R3 : Emploi et micro-entreprise dans la filière de l’élevage durable soutenus.
Pour atteindre cet objectif au bénéfice de 360 jeunes NEET (Ni en emploi, ni en études, ni en formation), le projet améliorera la qualité de la formation professionnelle afin qu’elle soit plus inclusive et mieux adaptée aux besoins réels du marché du travail.
Le projet TUUM-BAOOBO renforcera en outre plusieurs parcours de formation technique et professionnelle ainsi que la formation sur le terrain dans le secteur de l’élevage durable, en améliorant la qualité des plans de formation et des infrastructures qui les dispensent, en promouvant une participation plus large et plus inclusive stimulée par l’élaboration des plans d’affaires et l’octroi de bourses de travail.
Enfin, le projet soutiendra l’emploi des jeunes, des femmes et des personnes en situation d’handicap, soit comme salariés grâce à un job matching (appariement d’offres d’emploi) facilité par l’Agence Burkinabè Pour l’Emploi (ABPE), soit comme entrepreneurs dans la filière de l’élevage durable.
Afin que le projet soit aligné aux besoins réels du secteur de l’emploi et de la formation professionnelle, il est prévu la mise en place et la formalisation d’une plateforme de coordination et de dialogue public-privé sur la formation professionnelle et l’emploi.
Cette plateforme est conçue comme un groupe de travail en présentiel et vise à créer des mécanismes participatifs de concertation et de planification entre les acteurs publics et privés de la formation professionnelle et de l’emploi. Ce mécanisme permettra aux entreprises et aux
associations locales oeuvrant dans le domaine du développement d’identifier les points forts et les faiblesses du secteur formation/emploi/entreprises.
En amont de la formalisation de la plateforme, une démarche de mobilisation et de concertation des acteurs publics et privés de la formation professionnelle et de l’emploi sera menée dans les communes du Grand Ouaga et de Ziniaré. Cette dynamique sera appuyée par les autorités locales et les institutions partenaires, notamment le Ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources Animales et Halieutiques (MAERAH), le Ministère de l’Enseignement Secondaire et de la Formation Professionnelle et Technique (MESFPT), le Ministère des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi (MSJE) et les mairies impliquées.
À cet effet, un appel à manifestation d’intérêt sera publié dans le but de recueillir l’adhésion d’au moins 30 acteurs, publics et privés, désireux de s’impliquer dans la dynamique de la plateforme.
À l’issue du processus de mobilisation et de sélection, la formalisation de la plateforme sera réalisée avec l’ensemble des acteurs retenus. Cette étape stratégique associera étroitement les Mairies, le MAERAH, le MSJE et le MESFPT à travers des sessions spécifiques organisées dans chaque commune et, pour le cas de Ouagadougou, au sein des arrondissements concernés.
La plateforme aura également pour objectif de placer au coeur du dialogue, une réflexion approfondie sur le lien entre formation professionnelle et Emploi, afin de développer une base de connaissances commune et partagée pour orienter les futurs programmes, coordonner les efforts dans ce domaine et en définir les priorités. Elle permettra en outre de relayer au niveau national les préoccupations régionales liées au travail décent.
Un point focal “genre et diversité” sera désigné pour chacun des acteurs publics, privés et de la société civile parmi les membres identifiés de la plateforme (soit un total de 10 points focaux), lesquels bénéficieront d’un coaching spécifique pour élaborer une stratégie genre et inclusion des femmes, des personnes handicapées et d’autres groupes vulnérables à destination des centres de formation et des autres parties prenantes de la plateforme.
- Rôle et mission de la plateforme de coordination :
Cette plateforme vise à synchroniser les besoins du marché de l’emploi avec l’offre de formation professionnelle. Elle s’articule autour d’un cycle de transformation en trois étapes : 1) Le diagnostic partagé (via des analyses SWOT multisectorielles) ;
2) L’ingénierie de solutions (conception d’outils pratiques),
3) L’expérimentation engagée (tests pilotes sécurisés par des Mémorandums d’accord).
Pour ce faire, les phases suivantes sont prévues :
- Première phase : identification des lacunes de coordination entre les différents acteurs de la plateforme.
Trois ateliers seront organisés, réunissant l’ensemble des acteurs identifiés de la plateforme pour réaliser une analyse SWOT spécifique à chaque service, accompagnée d’une réflexion sur les besoins et les dysfonctionnements du système orientation–formation–insertion- emploi-entreprise–innovation.
- Deuxième phase : élaboration de réponses concrètes
Ces réponses seront déclinées sous forme de mesures pratiques et d’outils à adopter et à intégrer dans le travail quotidien des acteurs concernés.
- Troisième phase : test des mesures pilotes sélectionnées.
Chaque acteur s’engagera à tester et intégrer ces mesures dans son propre système de travail d’ici la troisième année du projet, sur la base d’un Mémorandum d’accord signé.
Afin de partager et de capitaliser les acquis à l’échelle nationale, un Atelier National sur la formation professionnelle et l’emploi décent au Burkina Faso sera organisé durant la deuxième année du projet. Cette rencontre réunira les partenaires du consortium, les acteurs de la plateforme, les Mairies impliquées, ainsi que le MAERAH, le MSJE et le MESFPT. Cet atelier visera à renforcer la coopération multi-acteurs et à favoriser l’échange d’expertises aux niveaux régional et national.
Les conclusions de cet atelier national seront intégrées aux travaux de la plateforme et aboutiront à la rédaction d’un « Policy Paper » (document d’orientation) sur la formation professionnelle et l’emploi, fondé sur la synthèse des diagnostics, des analyses et des recommandations, et intégrant une analyse des obstacles et opportunités liés à la promotion du travail décent au Burkina Faso. Ce Policy Paper sera présenté au cours d’un événement public national organisé durant la troisième année du projet, en présence des acteurs régionaux et nationaux déjà impliqués, ainsi que des représentants de l’AICS et des principaux bailleurs engagés dans ce domaine.
Des tables rondes multi-acteurs permettront ensuite aux représentants des pouvoirs publics, du secteur privé, de la société civile et des autres parties prenantes de débattre des modalités de mise en oeuvre des recommandations, dans une optique de consensus et de plan d’action partagé.
- Objectif de l’appel à manifestation d’intérêt
L’appel à manifestation d’intérêt vise à identifier et sélectionner les acteurs clés (publics, privés et société civile) désireux de s’investir dans la formalisation d’une plateforme de coordination et de dialogue. Cette initiative a pour but de fédérer les énergies, d’optimiser les interventions en faveur de l’emploi des jeunes et d’aligner l’offre de formation professionnelle sur les réalités économiques des communes du Grand Ouaga et de Ziniaré.
Les objectifs spécifiques sont les suivants :
- sélectionner au moins 30 acteurs publics et privés pour la formalisation de la plateforme ;
- renforcer la participation des institutions aux processus d’amélioration de la qualité de la formation technique et professionnelle ;
- favoriser des effets multiplicateurs capables de réduire la disparité entre l’offre et la demande de travail ;
- favoriser un meilleur alignement entre l’offre et la demande de travail, en accordant une attention particulière à l’insertion des femmes et des personnes en situation de handicap
- Modalités et critères de sélection Diffusion
L’Appel à Manifestation d’Intérêt, partagé avec les Ministères compétents, sera diffusé par un dispositif multicanal visant une large portée et un ciblage précis. La communication s’appuiera sur :
- Les réseaux de partenaires locaux (ONG, services publics, associations et organisations faîtières).
- Un communiqué de presse (presse écrite et radios) pour une couverture médiatique étendue au niveau communal.
- Les canaux numériques (échanges de courriels, réseaux sociaux comme LinkedIn, Whatsapp et Facebook).
- L’affichage physique dans les locaux des organismes concernés et les réunions des tables de travail des réseaux impliqués. Acteurs éligibles à la candidature
Sont éligibles, les acteurs qualifiés dans le domaine de la formation professionnelle et de l’emploi. Ce sont les :
- Centres ou établissements de formation professionnelle publics et privés disposant au moins d’un document justificatif valide (agrément de création, arrêté de création, autorisation provisoire d’ouverture, autorisation définitive d’ouverture, etc.);
- Entreprises ou associations représentatives des entreprises ou structures publiques et privées actives dans les métiers ciblés (Elevage volaille, porcin et cunicole, construction de couveuse, infrastructure d’élevage, froid) ;
- Faitières professionnelles disposant d’un document justificatif valide (agrément de création, arrêté de création, autorisation provisoire d’ouverture, autorisation définitive d’ouverture) ;
- Organisations professionnelles, ONG, associations et structures de la société civile intervenant dans les domaines concernés et ayant une reconnaissance légale en cours de validité. Critère de sélection
Les opérateurs postulants doivent répondre à l’ensemble des critères suivants :
- Être une entité légalement reconnue (entreprise, association, organisation professionnelle, centre ou établissement de formation privé, ONG, etc.) disposant au moins d’un document justificatif valide (agrément de création, arrêté de création, autorisation provisoire d’ouverture, autorisation définitive d’ouverture, RCCM, récépissé, etc.).
- Être actif dans une des zones cibles du projet (Grand Ouaga ou Ziniaré). Modalités de candidature
