OBSERVATOIRE NATIONAL DE L’ EMPLOI ET DE LA FORMATION

CONSULTANT/CABINET ÉVALUATION EXTERNE DE PROJET « DROIT ACCES A LA SANTE NORD BURKINA FASO »

dans Activités de santé et d'action sociale
  • Date de publication : 3 avril 2025
  • 0 Demande(s)
  • Vue(s) 141

Détail de l'offre

  • ID de l'offre 2977
  • Nombre de poste  1
  • Lieu d'affectation  Centre Nord
  • Structure recruteur  MEDECINS DU MONDE FRANCE
  • Structure Bénéficiaire  MEDECINS DU MONDE FRANCE
  • Diplôme ou niveau  NP
  • Capacité liées à l'emploi 

    Termes de référence – ÉVALUATION EXTERNE DE PROJET

    « DROIT ACCES A LA SANTE NORD BURKINA FASO » MEDECINS DU MONDE

    Date : Février 2025

    1. CONTEXTE
    2. ORIGINE DE LA DEMANDE

    Médecins du Monde (MdM) est présente au Burkina Faso depuis plusieurs années, avec pour

    mission de promouvoir l’accès aux soins de santé essentiels et la reconnaissance du droit à la santé

    pour toutes et tous. Dans un contexte de crise sécuritaire affectant particulièrement le nord du

    pays, MdM intervient en soutien aux autorités sanitaires locales pour répondre aux besoins de

    santé des populations déplacées et hôtes.

    Le projet « Droit Accès à la Santé Nord Burkina Faso » a été conçu pour améliorer l’accès aux

    services de santé, en mettant un accent particulier sur la santé sexuelle et reproductive (SSR), la

    prise en charge des violences basées sur le genre (VBG), et la santé mentale et le soutien

    psychosociale (SMSPS). Il couvre la période 2021-2026 et vise à renforcer les capacités des

    structures sanitaires dans le district sanitaire de Kongoussi, au Centre-Nord, une zone fortement

    impactée par les conflits et les déplacements massifs de populations.

    Le projet, d’un montant total de 15 000 000 $ CAN (dont 14 326 750 $ CAN financé par Affaires

    Mondiales Canada (AMC)), a fait l’objet d’un Accord de contribution signé le 12 avril 2021, entre

    MdM Canada à titre d’organisation exécutant le projet et AMC.

    L’évaluation externe du projet émane de la volonté de Médecins du Monde (MdM) de renforcer la

    redevabilité de ses actions et d’améliorer ses stratégies et pratiques opérationnelles ; cette

    évaluation fait partie intégrante du projet et a reçu l’autorisation préalable d’AMC.

    1. BRÈVE PRÉSENTATION DU PROJET

    Le projet « Accès Santé Nord Burkina Faso » est une initiative de MdM déployée dans le district

    sanitaire de Kongoussi, dans la région du Centre-Nord du Burkina Faso.

    Objectif global : Accroître la jouissance des droits relatifs à la santé, notamment à la santé sexuelle

    et reproductive (SSR), pour les femmes, hommes, filles et garçons affecté.e.s par le conflit dans le

    nord du Burkina Faso.

    Résultats intermédiaires :

    1. Amélioration de l’utilisation équitable des services de santé primaires (SSP) de qualité, y

    compris en matière de santé sexuelle et reproductive (SSR) pour les populations touchées par

    le conflit dans le nord du Burkina Faso, en particulier pour les femmes et les adolescentes

    • Renforcement des capacités des formations sanitaires (FoSa) pour offrir des services

    de santé de qualité, respectueux des droits humains, en particulier pour les femmes et

    les adolescentes

    • Accès accru aux SSP, y compris de SSR pour les populations les plus éloignées des FoSa

    ou affectées par une urgence humanitaire, notamment les femmes et les adolescentes

    • Capacités accrues des communautés affectées par les conflits, en particulier des

    femmes et des adolescentes, à utiliser les services de SSP, y compris de SSR

    1. Amélioration de l’environnement social, communautaire et politique en faveur du droit à la

    santé, en particulier des droits sexuels et reproductifs (SDSR) et de l’égalité des genres, pour

    les femmes et les adolescentes touchées par le conflit au nord du Burkina Faso

    • Renforcement des capacités des femmes et adolescentes pour exercer leur droit à la

    santé, en particulier en matière de SSR

    • Mobilisation des hommes et adolescents pour promouvoir la co-responsabilisation

    dans l’accès équitable à la santé

    • Mobilisation des acteur.rice.s pour une prise en compte des inégalités de genre en

    particulier des enjeux de SDSR dans la réponse d’urgence

    Résultats spécifiques et activités clés :

    • Services de santé

    o Formation des prestataires pour offrir des services de santé primaires (SSP), y compris de

    SSR, respectueux des droits à la confidentialité et à la non-discrimination

    o Formations sanitaires (FoSa) soutenues pour offrir l’ensemble du paquet de SSP incluant

    la SSR (dotations en médicaments, équipements et intrants essentiels ainsi que

    réhabilitations non structurelles prenant en compte les mesures de confidentialité et la

    sécurité, notamment des femmes et adolescentes)

    o Appui technique pour la supervision fournie au district sanitaire pour adapter l’ensemble

    des SSP, y compris en cas d’urgence (dont les épidémies)

    o Sensibilisation des communautés sur les services disponibles et la prévention des VBG

    o Formation et équipement des Agent.e.s de Santé à Base Communautaire (ASBC) et Relais

    Communautaires (ReCo) pour la prévention, la prise en charge et la référence en matière

    de SSP, y compris de SSR

    o Déploiement d’une clinique mobile pour atteindre les populations les plus éloignées des

    centres de santé

    o Amélioration des systèmes de référence pour les urgences vitales et de gestion des

    épidémies

    o Appui au district sanitaire pour la gestion des épidémies et la préparation aux réponses

    rapides en santé lors d’une urgence humanitaire

    • Autonomisation des femmes et adolescentes

    o Organisation de sessions de sensibilisation et d’accompagnement pour renforcer leur

    pouvoir de décision en matière de santé

    o Formation de femmes influentes et de leurs allié.e.s pour promouvoir la protection et les

    droits en santé sexuelle et reproductive

    o Mise en œuvre d’un programme d’autonomisation au profit des femmes et adolescentes

    vulnérables

    • Mobilisation des hommes et adolescents

    o Formation des hommes et adolescents sur les questions du droit à la santé pour tou.te.s,

    incluant la SSR et la lutte contre les VBG, dans les zones ciblées

    Termes de référence évaluation Page 3 sur 10

    o Engagement de certains hommes et adolescents formés comme pairs-éducateurs pour

    promouvoir la co-responsabilisation des hommes et des adolescents sur les questions du

    droit à la santé, incluant la SSR y compris les VBG

    o Leaders communautaires et religieux renforcés et mobilisés pour la promotion du droit à

    la santé pour tou.te.s, incluant la SSR, y compris la lutte contre les VBG

    • Plaidoyer et collaboration

    o Réalisation d’actions de plaidoyer auprès des autorités pour intégrer les enjeux de genre

    dans les politiques de santé

    o Partenariats avec les organisations de la société civile (OSC) pour la mise en œuvre et le

    suivi des activités

    Le projet s’inscrit dans le cadre des objectifs de la Politique d’aide internationale féministe (PAIF)

    du Canada, promouvant l’égalité des genres et le droit à la santé pour les femmes et les filles dans

    les contextes de crise.

    Portée du projet

    • Bénéficiaires directs : 288 148 personnes (67 % femmes et filles).
    • Bénéficiaires indirects : 303 900 personnes issues des communautés déplacées et hôtes.
    • Couverture géographique : 20 FoSa et une clinique mobile desservant 171 villages dans le

    district sanitaire de Kongoussi (4 010 Km2

    )

    Principales parties prenantes du projet et responsabilités

    Le projet « Accès Santé Nord Burkina Faso » repose sur une collaboration étroite entre plusieurs

    parties prenantes aux rôles complémentaires. L’objectif principal du partenariat est de fournir un

    accompagnement organisationnel et technique aux institutions et organisations locales selon leurs

    besoins et les ressources disponibles, afin d’atteindre les résultats escomptés.

    Les organisations de la société civile (OSC) jouent un rôle stratégique en développant des actions

    de plaidoyer aux niveaux local, national, régional et international pour intégrer les questions

    d’inégalités de genre et d’accès à la santé dans les politiques publiques. Elles sensibilisent les

    communautés sur les thématiques du projet, telles que la SSR et la lutte contre les VBG.

    Le réseau des femmes permet aux femmes et adolescentes de mieux s’autonomiser en identifiant

    et en accédant aux mécanismes d’auto-support, de protection et de soutien communautaire en

    matière de SSR.

    Le réseau des pairs éducateurs, composé d’hommes et d’adolescents, renforce la coresponsabilisation sur les questions liées à la SSR et à la lutte contre les VBG. Ce réseau promeut

    activement une approche inclusive et égalitaire au sein des communautés.

    Le district sanitaire de Kongoussi bénéficie d’un appui pour améliorer la disponibilité et la

    motivation des ressources humaines compétentes, renforcer la réponse aux épidémies et

    urgences sanitaires, et améliorer la qualité des supervisions dans les FoSa.

    Les FoSa de Kongoussi sont soutenues pour accroître la qualité et l’accès aux soins. Cet appui inclut

    des interventions visant à garantir la confidentialité, la sécurité, et la non-discrimination, en

    particulier pour les femmes et les adolescentes. Les services de santé primaires, y compris en SSR

    Termes de référence évaluation Page 4 sur 10

    et nutrition, sont également améliorés grâce à des circuits patients optimisés et à une approche

    inclusive adaptée aux réalités locales.

    Ensemble, ces parties prenantes collaborent pour renforcer le droit à la santé et répondre aux

    défis posés par la crise humanitaire et sécuritaire dans le nord du Burkina Faso.

    Structure de gouvernance du projet

    La gouvernance du projet repose sur une approche participative et inclusive, alignée sur les

    principes méthodologiques de la Gestion Axée sur les Résultats (GAR). Cette approche offre un

    cadre analytique et structurant, orienté vers l’atteinte des objectifs intermédiaires et du résultat

    ultime du projet, tout en promouvant le changement durable.

    Les processus de gouvernance sont participatifs et mobilisateurs, impliquant l’équipe projet et les

    parties prenantes à chaque étape du cycle du projet. Des mécanismes de collaboration continue,

    tels que des débats, réflexions et échanges, favorisent la prise de décision collective et le partage

    des responsabilités. La transparence dans la communication constitue un principe fondamental,

    renforçant la mobilisation des acteur.rice.s autour d’une vision collective orientée vers un impact

    à long terme.

    L’équipe projet adopte une posture d’accompagnement visant à renforcer l’autonomie et la

    responsabilisation des parties prenantes et bénéficiaires. Ce processus, ancré dans une approche

    féministe, met l’accent sur la défense des droits et l’autonomisation des femmes et des

    adolescentes, tant dans le cadre du projet que dans leur participation aux sphères de la vie

    sociétale. Les analyses contextuelles réalisées lors de la conception du projet ont permis

    d’identifier les enjeux, risques, acteur.rice.s et besoins prioritaires, particulièrement en matière de

    SSR/VBG. Ces analyses servent de base à des stratégies et activités adaptables, ajustées selon

    l’évolution du contexte et les retours des bénéficiaires.

    Les leçons apprises seront intégrées pour renforcer la qualité des interventions, en favorisant un

    apprentissage inclusif qui améliore les pratiques des parties prenantes. Une coordination étroite

    avec les autres acteur.rice.s sectoriels et multisectoriels, notamment les autorités sanitaires,

    administratives et locales, est mise en œuvre pour assurer une synergie et maximiser l’impact des

    actions.

    Les structures de gouvernance garantissent une gestion transparente et participative. Ces

    instances permettent un suivi rigoureux des plans de travail annuels, des rapports narratifs et

    financiers, tout en créant un espace de dialogue critique pour ajuster les interventions et atteindre

    les objectifs fixés. Enfin, la qualité du reportage est un élément central de la performance dans la

    gestion globale du projet.

    1. OBJECTIFS DE L’ÉVALUATION ET PUBLIC VISÉ
    2. OBJECTIFS DE L’ÉVALUATION

    Les objectifs de cette évaluation sont les suivants :

    • Vérifier l’efficacité, l’efficience, la pertinence et la durabilité du projet en tenant compte de

    son impact sur les bénéficiaires ;

    • Examiner dans quelle mesure les résultats ont été atteints et mesurer l’impact sur l’accès à la

    santé des femmes, adolescentes et autres groupes vulnérables ;

    • Apprécier les stratégies opérationnelles mises en œuvre, en portant une attention

    particulière à l’intégration des dimensions transversales (égalité des genres, environnement,

    sensibilité au conflit, durabilité, gouvernance) ;

    • Tirer des leçons pour améliorer les futures interventions et informer la prise de décision

    quant à la pérennisation des activités ;

    • Renforcer la redevabilité auprès des bailleurs et des parties prenantes locales.
    1. PÉRIMÈTRE DE L’ÉVALUATION

    L’évaluation couvrira la période d’activité et portera sur le district sanitaire ciblé.

    iii. UTILISATEURS DE L’ÉVALUATION

    Les parties prenantes du projet : les ministères en charge de la Santé, de l’action humanitaire et

    de la solidarité nationale, et des finances du Burkina Faso, MdM, AMC, ainsi que les

    réseaux/coalitions d’organisations non-gouvernementales œuvrant en développement

    international au Burkina Faso.

    III. ORIENTATIONS MÉTHODOLOGIQUES

    Il est attendu de la personne retenue qu’elle propose une méthodologie participative permettant

    de répondre adéquatement aux objectifs de cette évaluation, incluant la formulation des questions

    d’évaluation.

    En plus de mesurer le rendement du projet en termes qualitatifs et quantitatifs, l’évaluation doit

    permettre d’analyser les aspects suivants :

    • Pertinence (ex : Dans quelle mesure le projet répond-il aux besoins spécifiques des

    populations affectées, notamment les femmes, les adolescentes et les populations déplacées

    ?)

    • Cohérence (ex : Dans quelle mesure l’intervention est-elle adaptée ?)
    • Efficacité (ex : Les objectifs ont-ils été atteints de manière équitable pour tous les groupes

    sociaux ? Quels ont été les principaux facilitateurs et obstacles ?)

    • Efficience (ex : Les ressources allouées ont-elles été utilisées de manière optimale pour

    maximiser l’impact ?)

    • Impact (ex : Quelles ont été les transformations majeures dans l’accès aux soins de santé des

    bénéficiaires ? Existe-t-il des effets non anticipés ?)

    • Durabilité (ex : Les actions mises en place peuvent-elles être maintenues après la fin du

    financement ? Dans quelle mesure le projet a-t-il renforcé les capacités locales ?)

    • La pérennité (entre autres au niveau des autorités et de la communauté)
    • L’intégration des questions de genre et d’inclusion sociale à toutes les étapes du cycle de projet
    • Le niveau de prise en compte des aspects genre et dans les actions du projet

    Les méthodes de collecte de données proposées doivent être de nature qualitative et quantitative.

    Le développement de la méthodologie s’appuiera sur les présents termes de référence, sur les

    documents clés présentés ci-dessous qui seront partagés avec le/la consultant.e et sur des

    entretiens menés avec les personnes listées ci-dessous.

    L’évaluation devra inclure une analyse intersectionnelle approfondie afin de comprendre

    comment le sexe, l’âge, le handicap, l’ethnicité et le statut de déplacement influencent l’accès aux

    soins de santé et la prise en charge des violences basées sur le genre.

    L’évaluation devra s’appuyer sur des données désagrégées au-delà du sexe, y compris sur l’âge, le

    handicap et le statut socioéconomique des bénéficiaires.

    L’évaluation devra strictement respecter les principes éthiques en matière de collecte et d’analyse

    des données, notamment en ce qui concerne les violences basées sur le genre (VBG).

    Le/la consultant.e devra appliquer les Recommandations d’éthique et de sécurité de l’OMS pour la

    recherche sur la VBG, y compris :

    • L’obtention du consentement éclairé des participant.e.s, en particulier des survivant.e.s de

    VBG ;

    • La protection des données et la confidentialité des témoignages ;
    • La mise en place de mécanismes de référencement vers des services de soutien pour toute

    personne en détresse identifiée au cours de l’évaluation.

    1. DOCUMENTS CLÉS

    Le/La consultant.e devra prendre connaissance d’un certain nombre de documents, dont :

    1. a) Les documents de projets : plan de mise en œuvre et ses annexes, plans de travail

    annuels, cadre de mesure de rendement du projet ;

    1. b) Les rapports de projet semestriels et annuels remis à AMC ;
    2. c) Les comptes-rendus des rencontres du Comité pilotage du projet ;
    3. d) Les différents outils développés par le projet en lien avec l’atteinte des résultats ;
    4. e) Normes de qualité de l’OCDE pour l’évaluation du développement et autres documents y

    référant ;

    1. f) Recommandations d’éthique et de sécurité de l’OMS pour la recherche sur la VBG.

    La liste détaillée de ces documents sera remise à la personne retenue pour conduire l’évaluation

    lors de sa réunion préparatoire.

    1. PERSONNES / INSTITUTIONS CLÉS
    2. a) Équipes de Médecins du Monde
    3. b) Équipes cadres du MS (DS)
    4. c) Responsables des centres de santé soutenus et prestataires de soins
    5. d) Agent.e.s de santé communautaire, représentant.e.s des OSC
    6. e) Personnes bénéficiaires directes de l’action (femmes influentes, adolescents et femmes

    vulnérables, leaders communautaires et religieux, réseaux de pairs éducateurs…)

    La liste détaillée des personnes clés sera remise à la personne retenue pour conduire l’évaluation

    lors de sa réunion préparatoire.

    1. ORGANISATION DE LA MISSION D’ÉVALUATION
    2. CHRONOGRAMME ENVISAGÉ

    L’évaluation devrait avoir lieu entre avril et décembre 2025, avec un niveau d’efforts maximal de

    30 jours. La phase de terrain devrait avoir lieu vers octobre et novembre 2025 et inclut des

    déplacements dans les zones du projet.

    Phase de préparation : Réunion préparatoire, revue documentaire, rédaction des guides et des

    outils d’évaluation. Dépôt pour obtention du certificat éthique nationale et autorisation de

    collecte de données (5 jours)

    Phase de terrain : Collecte et analyse des données, restitution préliminaire (15 jours)

    Phase de rédaction du rapport final provisoire (7 jours)

    Phase de rédaction du rapport définitif (3 jours)

    Le chronogramme provisoire est susceptible d’être modifié à tout moment en fonction de

    l’évolution du contexte, notamment de la sécurité et de la possibilité de se rendre sur le terrain.

    1. PILOTAGE ET REPORTAGE / SUIVI

    Le Comité de pilotage de l’évaluation est chargé de recruter le/la consultant.e, d’encadrer

    l’évaluation, de commenter et valider les productions délivrées en français et de contribuer

    activement à la diffusion des résultats de l’évaluation aux différentes parties prenantes, incluant

    les bénéficiaires du projet et les autorités locales.

    Le suivi sera assuré par le comité de pilotage (COPIL), qui se réunira selon un calendrier

    prévisionnel établi lors de la première réunion.

    Une rencontre (en personne et/ou vidéoconférence) sera organisée par le Comité de pilotage avec

    le/la consultant.e après réception du rapport de démarrage et du rapport final provisoire.

    iii. ORGANISATION LOGISTIQUE ET ADMINISTRATIVE

    Équipement :

    – Le/La consultant.e devra fournir le matériel nécessaire à la réalisation de l’évaluation

    (ordinateurs, enregistreurs, etc.).

    – Il/Elle aura accès à un espace de travail et de rencontres pour les entrevues ou présentations

    des résultats aux bureaux de MdM au Burkina Faso.

    – Un projecteur sera fourni par MdM pour la présentation des résultats de l’évaluation.

    Moyens de communication

    – Le/La consultante pourra bénéficier de la connexion internet dans les bureaux de MdM.

    – Les coûts de téléphone ou tout frais de communication associée devront être présentés dans

    le budget fourni plus bas.

    Déplacements / Hébergement

    – Un véhicule avec chauffeur sera mis à disposition du/de la consultant.e pour les déplacements

    dans le cadre de la mission d’évaluation.

    – L’hébergement et les repas ainsi que tout autre frais généré par les déplacements lors de la

    mission d’évaluation est à la charge du/de la consultant.e. MdM validera en amont la

    localisation de l’hébergement afin de s’assurer qu’elle remplit les conditions de sécurité. Les

    déplacements internationaux éventuels, vers/en partance du Burkina Faso restent la

    responsabilité du/de la consultant.e en termes de réservation, et les coûts devront être ventilés

    dans le budget fourni par le/la consultant.e.

    Formalités administratives : L’ensemble des formalités administratives, incluant l’obtention de visa

    et d’une assurance santé ou voyage, sont à la charge du/de la consultant.e. MdM pourra produire

    tous les documents nécessaires à ces démarches sur demande.

    Information confidentielle : Toute information qui sera communiquée dans le cadre de cette

    évaluation, concernant soit le personnel, la situation financière ou d’autres affaires de MdM, devra

    être traitée en toute confidentialité et ne pourra être révélée à d’autres personnes et/ou

    organisations. De plus, tout matériel, témoignage, image, outil, donnée ou document produit ou

    Termes de référence évaluation Page 8 sur 10

    partagé dans le cadre de cette évaluation devra demeurer confidentiel et ne pourra être partagé

    ou diffusé durant la période de l’évaluation de même qu’une fois le l’évaluation terminée.

    Propriété : Il est entendu que toutes les données recueillies avec le temps au cours de cette

    évaluation, y compris toutes les données informatiques, publications, listes de contacts et autres

    informations, sont et demeurent la propriété exclusive de MdM. MdM se réserve tous les droits en

    relation avec l’impression, la publication, la distribution ou la vente, en tout ou en partie, sous

    quelque forme que ce soit, des rapports et de tout autre produit issu de cette évaluation.

    1. SÉCURITÉ

    Le/La consultant.e devra suivre les règles de sécurité de la mission de MdM au Burkina Faso lors

    de la phase terrain. Un briefing sécurité complet sera fait avant le démarrage de la phase terrain.

    Toutefois, il est important de noter que MdM ne pourra en aucun cas être tenue responsable de

    la sécurité du/de la consultant.e et/ou de son équipe. Le/la consultant.e demeure entièrement

    responsable de sa propre sécurité (ainsi que de celle de son équipe, le cas échéant) et devra

    prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer sa protection personnelle.

    1. Productions et restitutions attendues
    2. RAPPORT DE DÉMARRAGE

    Le rapport de démarrage sera développé par le/la consultant.e et sera soumis au Comité de

    pilotage de l’évaluation en amont de la phase terrain pour commentaires et validation. Ce rapport

    présentera une proposition de méthodologie détaillée et un plan de travail ainsi que les outils de

    collecte prévus pour le recueil des données, un plan d’échantillonnage pour les entretiens et un

    calendrier prévisionnel précis de la phase terrain.

    1. RÉSULTATS PRÉLIMINAIRES ET RECOMMANDATIONS

    À la fin de la phase de terrain, le/la consultant.e présentera aux principales parties prenantes du

    projet au Burkina Faso les premiers résultats et recommandations qui se dégagent avant l’étape

    d’écriture.

    iii. RAPPORT FINAL

    Un rapport final provisoire sera produit à l’issue de la phase de terrain. Le Comité de pilotage de

    l’évaluation disposera de deux semaines à partir de sa réception pour émettre des commentaires

    et avis.

    Le rapport final définitif devra intégrer les commentaires / remarques / discussions / échanges /

    recommandations produits par le comité de pilotage après lecture du rapport final provisoire.

    Le texte principal du rapport d’évaluation, en format Word, doit comprendre entre 30 et 50 pages

    (sans compter les annexes), caractère 11 et simple interligne, et doit inclure les parties suivantes :

    1. a) Résumé exécutif (5 pages maximum)
    2. b) Introduction
    3. c) Liste des acronymes
    4. d) Contexte (description du projet)
    5. e) Objectifs de l’évaluation
    6. f) Méthodologie et limites
    7. g) Principaux résultats
    8. h) Analyse et leçons apprises (positives et négatives)
    9. i) Contraintes ayant un impact sur le projet
    10. j) Conclusions et recommandations, incluant une proposition synthétique des actions à garder

    pour les interventions futures,

    1. k) Annexes : termes de référence de l’évaluation, liste des personnes rencontrées, calendrier

    des activités de collecte de données, guides d’entretiens, bibliographie, etc.

    1. Budget

    Le budget global de l’évaluation ne pourra pas dépasser 25 000 $ CAD. La consultante ou le

    consultant doit soumettre un budget détaillé suivant le modèle suivant :

    VII. Compétences requises pour mener la mission

    Il est requis du/de la consultante :

    • Une maîtrise et une expérience démontrée d’au moins 4 ans en matière d’évaluation de

    projets de santé et de leurs méthodologies ;

    • Une bonne expérience en matière de coopération et de développement international ;
    • Une expérience professionnelle au Burkina Faso, un atout ;
    • Une bonne connaissance des systèmes de santé au Burkina Faso ;
    • Une bonne connaissance du contexte de la région Centre-Nord ;
    • Une solide expérience dans l’animation de processus participatif (entretiens, focus group

    multi-acteurs) ;

    • Une expertise démontrée en genre, expertise en évaluation féministe et analyse

    intersectionnelle un atout ;

    • De bonnes capacités organisationnelles, y compris la capacité à fournir les livrables dans les

    délais impartis ;

    Termes de référence évaluation Page 10 sur 10

    • Un bon jugement, leadership, autonomie ;
    • Une excellente capacité d’écriture et faire preuve d’un esprit d’analyse et de synthèse ;
    • Une maîtrise du français à l’oral et à l’écrit, une maîtrise du mooré parlé et écrit est un atout

    important.

    Les candidatures d’équipes dirigées par des femmes ou de consultantes ayant une expertise

    avérée en genre et inclusion sociale sont particulièrement encouragées.

    VIII. Dossier de candidature

    Les personnes intéressées doivent transmettre une proposition technique détaillée contenant

    les éléments suivants :

    • La compréhension des termes de référence ;
    • L’approche technique développée et la méthodologie ;
    • Leur Curriculum Vitae et leur disponibilité (s’il s’agit d’une équipe : sa constitution, la

    répartition des responsabilités entre ses membres) ;

    • Le calendrier prévisionnel de la mission d’évaluation (incluant la stratégie d’accès à la région

    Centre-Nord ainsi que les stratégies au niveau linguistique (via consultant local ou autre) ;

    • Une proposition budgétaire incluant toutes les taxes et comprenant une ventilation du

    budget (honoraires, frais de subsistance, déplacement, interprète, etc.)

    • Les références de 2 travaux similaires antérieurs ;
    • Une déclaration sur l’honneur attestant de l’absence de conflit d’intérêt.
  • Composition du dossier 

    La proposition technique doit être envoyée à l’adresse suivante : info@medecinsdumonde.ca avec en objet la référence Burkina Faso / évaluation externe projet NB avant le 11 avril 2025

  • Date limite de dépôt des dossiers  11/04/2025
  • Procedure de recrutement 

    NP

  • Durée du contrat  Contrat de prestation
  • Source de l'offre  ONEF

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