TERMES DE REFERENCE – ÉVALUATION EXTERNE DU PROJET “RENFORCEMENT DU SYSTEME DE SANTE DANS LES REGIONS DES HAUTS-BASSIN ET DU CENTRE-OUEST DU BURKINA”
- CONTEXTE
- ORIGINE DE LA DEMANDE
Depuis décembre 2023 le consortium composé de Médecins du Monde (MdM), Help et la Croix Rouge Burkinabé (CRBF) met en œuvre le projet Renforcement du système de santé dans les régions du Nando et du Guiriko du Burkina.
C’est un projet cconstruit pour renforcer le système de santé. Ainsi, l’intervention proposée vise à assurer la disponibilité des services de soins complets pour les populations des districts sanitaires ciblés en particulier les plus vulnérables. Grâce à cette action, le consortium répond à la fois aux besoins immédiats de santé des populations tout en assurant également la durabilité de la réponse en travaillant avec le ministère de la Santé et de l’hygiène publique (MSHP) et avec les communautés elles-mêmes qu’il place au cœur de l’intervention. Ainsi, le projet a renforcé les capacités des acteurs. trice.s sanitaires et locaux.ales afin de de proposer des services de qualité au-delà de la période de couverture du projet.
Ce projet s’inscrit dans le cadre du « Programme d’appui au développement humain et aux services sociaux de base dans le triangle Ouagadougou-Koudougou-Dédougou-Bobo-Dioulasso (triangle OKDB) » : renforcer et améliorer l’accès aux services sociaux de base pour les populations des trois régions du Centre-Ouest, de la Boucle du Mouhoun et des Hauts-Bassins. Il vise le renforcement du système de santé avec forte implication des autorités sanitaires et approche communautaire impliquant les agents de santé communautaires, les leaders religieux et les associations partenaires. Le projet met aussi l’accent sur la promotion de l’égalité de genre en santé pour tou.te.s les bénéficiaires à travers l’amélioration de l’accès et de la qualité des services de santé (SSP/SSR-VBG/SMSPS…) adaptés aux besoins spécifiques des femmes et des adolescentes, des hommes et adolescents. D’une durée de trois ans, il est financé par la Délégation de l’Union Européenne (DUE) à hauteur de 4.300.000 euros.
L’évaluation externe du projet émane de la volonté du consortium de mesurer l’atteinte des indicateurs fixés et de renforcer la redevabilité de ses actions et d’améliorer ses stratégies et pratiques opérationnelles.
- BRÈVE PRÉSENTATION DU PROJET
- Objectifs
Objectif global : Renforcer l’accès aux soins de santé primaires adaptés et de qualité au profit des population du Burkina Faso.
Objectif spécifique : Renforcer les capacités du système de santé et la mobilisation communautaire durant 36 mois, pour une offre de services de santé préventifs et curatifs adaptée et de qualité permettant une prise en charge holistique des besoins en santé des populations du Burkina Faso, en particulier des plus vulnérables
- Réalisation 1 : Les capacités techniques des centres de santé sont renforcées par l’amélioration des compétences des agents, des infrastructures et des équipements médico-techniques
Produit 1.1 : Les capacités et compétences des agents de santé en matière de prévention, de diagnostic et de traitement des maladies courantes, ainsi que dans les bonnes pratiques d’hygiène et de gestion des stocks de médicaments sont renforcés dans les centres de santé
Produit 1.2 : Les DS ciblés bénéficient d’un appui en médicaments, en intrants et équipement médicotechniques modernes ainsi que les outils de suivi contrôle pour améliorer la gratuité des soins
Produit 1.3 : Les infrastructures des centres de santé sont améliorées pour garantir des conditions d’hygiène et de sécurité adéquates, avec des dispositifs d’assainissement, des bâtiments réhabilités et des systèmes électriques et sanitaires
- Réalisation 2 : les capacités des agents de santé sur la mise en œuvre des activités des soins de santé primaire, secondaire y compris la SSR et la santé mentale seront renforcées avec un accent sur la PEC médicale et psychosociale des cas de VBG.
Produit 2.1: les capacités des agents de santé sur la mise en œuvre des activités des soins de santé primaire, secondaire y compris la SSR et la santé mentale seront renforcées avec un accent sur la prise en charge médicale et psychosociale des cas de VBG.
Produit 2.2 : l’appui institutionnel, le suivi technique des prestations des services de santé et les monitorings seront renforcés dans les districts sanitaires pour améliorer l’accès et la qualité des soins
Produit 2.3 : la redevabilité auprès des bénéficiaires et l’appropriation du projet par les acteurs de la mise en œuvre seront renforcés.
- Réalisation 3 : Le volet communautaire est développé via le renforcement de l’offre de soins (PCIME, santé mentale, Protection Genre et Inclusion, SSR, VBG, surveillance à base communautaire des maladies à potentiel épidémique)
Produit 3.1 : La mise en œuvre de la PCIME communautaire est renforcée.
Produit 3.2 : La surveillance à Base Communautaire des risques de santé associée aux maladies épidémiques est renforcée.
Produit 3.3 : l’offre de soins de SSR y compris la santé mentale est renforcée au niveau communautaire dans les DS ciblés
Produit 3.4 : le référencement des survivant.e.s des VBG vers les structures de prise en charge sont appuyés
- Portée du projet
Les bénéficiaires directs :
- Les enfants âgés de moins de cinq ans,
- Les femmes enceintes et allaitantes,
- Les survivant.e.s de violences basées sur le genre,
- Les personnes déplacées internes.
Les bénéficiaires indirects :
- Les agents de santé
- Les ASBC/Volontaires
- Les OBC
- Les équipe cadres de district (ECD)
- Les communauté hôtes
La zone d’intervention est constituée de dix-huit (18) formation sanitaires répartis comme suit :
- Région des Hauts-Bassins :
- DS de Dandé : 4 centres de santé (CMA de Dandé, CSPS Vallée du Kou, CSPS de Sourkoudougou, CSPS de Lanfièra Coura
- DS de Houndé : 4 centres de santé (CMA de Houndé, CSPS urbain de Houndé, CSPS de Kari, CSPS de Dohoun)
- Région du Centre-Ouest :
- DS de Koudougou : 5 centres de santé : CM de Koudougou, CSPS de Ralo, CM de Poa, CM de Kokologho, CSPS de Sakoinsé
- DS de Réo : 5 centres de santé (CMA Réo, CSPS du secteur 4, CSPS de Zoula, CSPS de Bonyolo, CSPS du Secteur 9
- Principales parties prenantes du projet et responsabilités
Le projet RSS repose sur une collaboration étroite entre plusieurs parties prenantes aux rôles complémentaires. L’objectif principal du partenariat est de fournir un accompagnement organisationnel et technique aux institutions et organisations locales selon leurs besoins et les ressources disponibles afin d’atteindre les résultats escomptés.
Les acteurs de la veille communautaires sont chargés entre autres de recueillir les déclarations des usagers sur les cas de manquements, de sensibiliser les usagers sur le dispositif de veille et l’assurance maladies universelle, d’animer des causeries éducatives sur les droits et devoirs en santé, d’entreprendre les démarches pour la résolution des problèmes suite aux plaintes des usagers, de mener sur le terrain les mini-enquêtes pour vérifier la véridicité de l’information sur les manquements issues du réseau de veille.
Les directions régionales de la santé du Nando et du Guiriko ainsi que les districts sanitaires de Houndé, de Dandé, de Koudougou et de Réo bénéficient d’un appui pour améliorer le fonctionnement, la gouvernance, le renforcement de la réponse aux épidémies et aux urgences sanitaires et la qualité des supervisions dans les FoSa.
Les FoSa sont soutenues pour accroître la qualité et l’accès aux soins. Cet appui inclut des interventions visant à garantir la confidentialité, la sécurité, la non-discrimination, en particulier pour les femmes et les adolescentes. Les services de santé primaires, y compris en SSR sont également améliorés grâce à des circuits patients optimisés et à une approche inclusive adaptée aux réalités locales.
Ensemble, ces parties prenantes collaborent pour renforcer l’accès aux soins de santé primaires adaptés et de qualité au profit des populations.
- Structure de gouvernance du projet
Les processus de gouvernance sont participatifs et mobilisateurs, impliquant l’équipe projet et les parties prenantes à chaque étape du cycle du projet. Des mécanismes de collaboration continue, tels que des débats, réflexions et échanges, favorisent la prise de décision collective et le partage des responsabilités. La transparence dans la communication constitue un principe fondamental, renforçant la mobilisation des acteur.rice.s autour d’une vision collective orientée vers un impact à long terme.
L’équipe projet adopte une posture d’accompagnement visant à renforcer l’autonomie et la responsabilisation des parties prenantes et des bénéficiaires. Ce processus met l’accent sur lsur la promotion de l’égalité de genre en santé pour tou.te.s les bénéficiaires à travers l’amélioration de l’accès et de la qualité des services de santé (SSP/SSR-VBG/SMSPS…) adaptés aux besoins spécifiques des femmes et des adolescentes, des hommes et adolescents.
Un Copil local tenu chaque mois par les chefs de projet et le coordinateur terrain de MdM-F permet faire le suivi évaluation des activités au niveau opérationnel afin de nous s’assurer de l’avancement correct du projet, de l’atteinte de ses objectifs et produits et des résultats attendus. A la suite de ce celui-ci, un autre Copil est organisé au niveau de la coordination avec la participation des coordinateurs des membres du consortium.
Le suivi du projet est également assuré par des assistants techniques à travers le Programme d’Appui au développement humain et aux services sociaux de base dans le « triangle » Ouagadougou–Koudougou–Dédougou–Bobo-Dioulasso (PASS-OKDB) dans lequel notre action est inscrite.
Les leçons apprises seront intégrées pour renforcer la qualité des interventions, en favorisant un apprentissage inclusif qui améliore les pratiques des parties prenantes. Une coordination étroite avec les autres acteur.rice.s sectoriels et multisectoriels, notamment les autorités sanitaires, administratives et locales, est mise en œuvre pour assurer une synergie et maximiser l’impact des actions.
Les structures de gouvernance garantissent une gestion transparente et participative. Ces instances permettent un suivi rigoureux des plans de travail annuels, des rapports narratifs et financiers, tout en créant un espace de dialogue critique pour ajuster les interventions et atteindre les objectifs fixés. Enfin, la qualité du reportage est un élément central de la performance dans la gestion globale du projet.
- OBJECTIFS DE L’EVALUATION ET PUBLIC VISE
- OBJECTIFS DE L’ÉVALUATION ET PUBLIC VISÉ
Les objectifs de cette évaluation sont les suivants :
- Vérifier l’efficacité, l’efficience, la pertinence et la durabilité du projet en tenant compte de son impact sur les bénéficiaires ;
Examiner dans quelle mesure les résultats a été atteints et mesurer l’impact sur l’accès à la santé des enfants âgés de moins de cinq ans, des femmes enceintes et allaitantes, des survivant.e.s de violences basées sur le genre, des personnes déplacées internes, des population hôtes.
- Apprécier les stratégies opérationnelles mises en œuvre, en portant une attention particulière à l’intégration des dimensions transversales (égalité des genres, environnement, sensibilité au conflit, durabilité, gouvernance) ;
- Tirer des leçons pour améliorer les futures interventions et informer la prise de décision quant à la pérennisation des activités ;
- Renforcer la redevabilité auprès des bailleurs et des parties prenantes locales
- PÉRIMÈTRE DE L’ÉVALUATION
L’évaluation couvrira la période d’activité et portera sur les districts sanitaires ciblés
- UTILISATEURS DE L’ÉVALUATION
Les parties prenantes du projet : les ministères en charge de la Santé, de la famille et de la solidarité, des finances du Burkina Faso, le consortium MdM-F_Help_CRBF, la délégation de l’union européenne, les assistants techniques OKDB, les organisations à base communautaire.
- ORIENTATIONS METHODOLOGIQUES
Il est attendu de la personne retenue qu’elle propose une méthodologie participative permettant de répondre adéquatement aux objectifs de cette évaluation, incluant la formulation des questions d’évaluation.
En plus de mesurer le rendement du projet en termes qualitatifs et quantitatifs, l’évaluation doit permettre d’analyser les aspects suivants :
- Pertinence (ex : Dans quelle mesure le projet répond-il aux besoins spécifiques des populations affectées, notamment les femmes, les adolescentes et les populations déplacées ?)
- Cohérence (ex : Dans quelle mesure l’intervention est-elle adaptée ?)
- Efficacité (ex : Les objectifs ont-ils été atteints de manière équitable pour tous les groupes sociaux ? Quels ont été les principaux facilitateurs et obstacles ?)
- Efficience (ex : Les ressources allouées ont-elles été utilisées de manière optimale pour maximiser l’impact ?)
- Impact (ex : Quelles ont été les transformations majeures dans l’accès aux soins de santé des bénéficiaires ? Existe-t-il des effets non anticipés ?)
- Durabilité (ex : Les actions mises en place peuvent-elles être maintenues après la fin du financement ? Dans quelle mesure le projet a-t-il renforcé les capacités locales ?)
- La pérennité (entre autres au niveau des autorités et de la communauté)
- L’intégration des questions de genre et d’inclusion sociale à toutes les étapes du cycle de projet
- Le niveau de prise en compte des aspects genre et dans les actions du projet
Les méthodes de collecte de données proposées doivent être de nature qualitative et quantitative. Le développement de la méthodologie s’appuiera sur les présents termes de référence, sur les documents clés présentés ci-dessous qui seront partagés avec le/la consultant.e et sur des entretiens menés avec les personnes listées ci-dessous.
L’évaluation devra inclure une analyse intersectionnelle approfondie afin de comprendre comment le sexe, l’âge, le handicap, l’ethnicité et le statut de déplacement influencent l’accès aux soins de santé et la prise en charge des violences basées sur le genre.
L’évaluation devra s’appuyer sur des données désagrégées au-delà du sexe, y compris sur l’âge, le handicap et le statut socioéconomique des bénéficiaires.
L’évaluation devra strictement respecter les principes éthiques en matière de collecte et d’analyse des données, notamment en ce qui concerne les violences basées sur le genre (VBG). Le/la consultant.e devra appliquer les Recommandations d’éthique et de sécurité de l’OMS pour la recherche sur la VBG, y compris :
- L’obtention du consentement éclairé des participant.e.s, en particulier des survivant.e.s de VBG ;
- La protection des données et la confidentialité des témoignages ;
- La mise en place de mécanismes de référencement vers des services de soutien pour toute personne en détresse identifiée au cours de l’évaluation.
- DOCUMENTS CLÉS
Le/La consultant.e devra prendre connaissance d’un certain nombre de documents, dont :
- Les documents de projets : plan de mise en œuvre et ses annexes, plans de travail annuels, cadre de mesure de rendement du projet ;
- Les rapports de projet et annuels remis à la DUE ;
- Les rapports bilans des PTBA PASS-OKBD
- Les comptes-rendus des rencontres du Comité pilotage du projet ;
- Les différents outils développés par le projet en lien avec l’atteinte des résultats ;
- Normes de qualité de l’OCDE pour l’évaluation du développement et autres documents y référant ;
- Recommandations d’éthique et de sécurité de l’OMS pour la recherche sur la VBG.
La liste détaillée de ces documents sera remise à la personne retenue pour conduire l’évaluation lors de sa réunion préparatoire.
- PERSONNES / INSTITUTIONS CLÉS
- Équipes de Médecins du Monde, CRBF, HELP
- Volontaires CRBF
- Équipes cadres du MS (DS)
- Responsables des centres de santé soutenus et prestataires de soins
- Volontaires / Agent.e.s de santé communautaire, représentant.e.s des OSC
- Personnes bénéficiaires directes de l’action (enfants de moins de 5 ans, femmes enceintes et allaitantes, les personnes déplacées internes, les populations hôtes)
La liste détaillée des personnes clés sera remise à la personne retenue pour conduire l’évaluation lors de sa réunion préparatoire.
- ORGANISATION DE LA MISSION D’EVALUATION
1. CHRONOGRAMME ENVISAGÉ
L’évaluation devrait avoir lieu entre avril et octobre 2026, avec un niveau d’efforts maximal de 30 jours. La phase de terrain devrait avoir lieu vers septembre 2026 et inclut des déplacements dans les zones du projet.
Phase de préparation : Réunion préparatoire, revue documentaire, rédaction des guides et des outils d’évaluation. Dépôt pour obtention du certificat éthique nationale et autorisation de collecte de données (5 jours)
Phase de terrain : Collecte et analyse des données, restitution préliminaire (15 jours)
Phase de rédaction du rapport final provisoire (7 jours)
Phase de rédaction du rapport définitif (3 jours)
Le chronogramme est provisoire et donc susceptible d’être modifié à tout moment en fonction de l’évolution du contexte, notamment de la sécurité et de la possibilité de se rendre sur le terrain.
2. PILOTAGE ET REPORTAGE / SUIVI
Un Comité de pilotage de l’évaluation sera mis en place et ce comité est chargé de recruter le/la consultant.e, d’encadrer l’évaluation, de commenter et valider les productions délivrées en français et de contribuer activement à la diffusion des résultats de l’évaluation aux différentes parties prenantes, incluant les bénéficiaires du projet et les autorités locales.
Le suivi sera assuré par le comité de pilotage (COPIL), qui se réunira selon un calendrier prévisionnel établi lors de la première réunion.
Une rencontre (en personne et/ou vidéoconférence) sera organisée par le Comité de pilotage avec le/la consultant.e après réception du rapport de démarrage et du rapport final provisoire.
3. ORGANISATION LOGISTIQUE ET ADMINISTRATIVE
Équipement :
- Le/La consultant.e devra fournir le matériel nécessaire à la réalisation de l’évaluation (ordinateurs, enregistreurs, etc.).
- Il/Elle aura accès à un espace de travail et de rencontres pour les entrevues ou présentations des résultats aux bureaux du consortium au Burkina Faso.
- Un projecteur sera fourni par le consortium pour la présentation des résultats de l’évaluation.
Moyens de communication
- Le/La consultante pourra bénéficier de la connexion internet dans les bureaux du consortium.
- Les coûts de téléphone ou tout frais de communication associée devront être présentés dans le budget fourni plus bas.
Déplacements / Hébergement
- Les déplacements sont à la charge du/ la consultant.e .
- L’hébergement et les repas ainsi que tout autre frais généré par les déplacements lors de la mission d’évaluation est à la charge du/de la consultant.e. Le consortium pourrait valider en amont la localisation de l’hébergement afin de s’assurer qu’elle remplit les conditions de sécurité. Les déplacements internationaux éventuels, vers/en partance du Burkina Faso restent la responsabilité du/de la consultant.e en termes de réservation, et les coûts devront être ventilés dans le budget fourni par le/la consultant.e.
Formalités administratives : L’ensemble des formalités administratives, incluant l’obtention de visa et d’une assurance santé ou voyage, sont à la charge du/de la consultant.e. le consortium pourra produire tous les documents nécessaires à ces démarches sur demande.
Information confidentielle : Toute information qui sera communiquée dans le cadre de cette évaluation, concernant soit le personnel, la situation financière ou d’autres affaires du consortium, devra être traitée en toute confidentialité et ne pourra être révélée à d’autres personnes et/ou organisations. De plus, tout matériel, témoignage, image, outil, donnée ou document produit ou partagé dans le cadre de cette évaluation devra demeurer confidentiel et ne pourra être partagé ou diffusé durant la période de l’évaluation de même qu’une fois le l’évaluation terminée.
Propriété : Il est entendu que toutes les données recueillies avec le temps au cours de cette évaluation, y compris toutes les données informatiques, publications, listes de contacts et autres informations, sont et demeurent la propriété exclusive du consortium. Le consortium se réserve tous les droits en relation avec l’impression, la publication, la distribution ou la vente, en tout ou en partie, sous quelque forme que ce soit, des rapports et de tout autre produit issu de cette évaluation.
4. SÉCURITÉ
Le/La consultant.e devra suivre les règles de sécurité des membres du consortium lors de la phase terrain. Un briefing sécurité complet sera fait avant le démarrage de la phase terrain.
Toutefois, il est important de noter que le consortium ne pourra en aucun cas être tenue responsable de la sécurité du/de la consultant.e et/ou de son équipe. Le/la consultant.e demeure entièrement responsable de sa propre sécurité (ainsi que de celle de son équipe, le cas échéant) et devra prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer sa protection personnelle.
- PRODUCTIONS ET RESTITUTION ATTENDUES
1. RAPPORT DE DÉMARRAGE
Le rapport de démarrage sera développé par le/la consultant.e et sera soumis au Comité de pilotage de l’évaluation en amont de la phase terrain pour commentaires et validation. Ce rapport présentera une proposition de méthodologie détaillée et un plan de travail ainsi que les outils de collecte prévus pour le recueil des données, un plan d’échantillonnage pour les entretiens et un calendrier prévisionnel précis de la phase terrain.
Avant la phase de collectes, les outils de collectes seront soumis à un comité de bénéficiaires constitué à cet effet pour prendre en compte certaines observations des bénéficiaires.
2. RÉSULTATS PRÉLIMINAIRES ET RECOMMANDATIONS
À la fin de la phase de terrain, le/la consultant.e présentera aux principales parties prenantes du projet au Burkina Faso les premiers résultats et recommandations qui se dégagent avant l’étape d’écriture.
3. RAPPORT FINAL
Un rapport final provisoire sera produit à l’issue de la phase de terrain. Le Comité de pilotage de l’évaluation disposera de deux semaines à partir de sa réception pour émettre des commentaires et avis.
Le rapport final définitif devra intégrer les commentaires / remarques / discussions / échanges / recommandations produits par le comité de pilotage après lecture du rapport final provisoire.
Le texte principal du rapport d’évaluation, en format Word, doit comprendre entre 30 et 50 pages (sans compter les annexes), caractère 11 et simple interligne, et doit inclure les parties suivantes :
- a) Résumé exécutif (5 pages maximum)
- Introduction
- Liste des acronymes
- Contexte (description du projet)
- Objectifs de l’évaluation
- Méthodologie et limites
- Principaux résultats
- Analyse et leçons apprises (positives et négatives)
- Contraintes ayant un impact sur le projet
- Conclusions et recommandations, incluant une proposition synthétique des actions à garder pour les interventions futures,
- Annexes : termes de référence de l’évaluation, liste des personnes rencontrées, calendrier des activités de collecte de données, guides d’entretiens, bibliographie, etc.
- BUDGET
Le budget global de l’évaluation ne pourra pas dépasser 10 000 €. La consultante ou le consultant doit soumettre un budget détaillé suivant le modèle suivant :
| Nombre de jours | Coût unitaire € | Total € | Remarques | |
| Honoraires | ||||
| Per diem | ||||
| Transport y compris international (si nécessaire) | ||||
| Hébergement | ||||
| Interprète (si nécessaire) | ||||
| Consultant.e local.e (si nécessaire) | ||||
| Frais de traduction | ||||
| Communication | ||||
| Autres (à préciser) | ||||
| Montant TOTAL
(Incluant les taxes si applicables) |
- COMPETENCES REQUISES POUR MENER LA MISSION
Il est requis du/de la consultante :
- Une maîtrise et une expérience démontrée d’au moins 4 ans en matière d’évaluation de projets de santé et de leurs méthodologies ;
- Une bonne expérience en matière de coopération et de développement international ;
- Une expérience professionnelle au Burkina Faso, un atout ;
- Une bonne connaissance des systèmes de santé au Burkina Faso ;
- Une bonne connaissance du contexte des régions du Guiriko et Nando ;
- Une solide expérience dans l’animation de processus participatif (entretiens, focus group multi-acteurs) ;
- Une expertise démontrée en genre, expertise en évaluation féministe et analyse intersectionnelle un atout ;
- De bonnes capacités organisationnelles, y compris la capacité à fournir les livrables dans les délais impartis
- Un bon jugement, leadership, autonomie ;
- Une excellente capacité d’écriture et faire preuve d’un esprit d’analyse et de synthèse ;
- Une maîtrise du français à l’oral et à l’écrit, une maîtrise du mooré, du dioula parlé et écrit est un atout important.
- Les candidatures d’équipes dirigées par des femmes ou de consultantes ayant une expertise avérée en genre et inclusion sociale sont particulièrement encouragées ;
